25/04/2017

Suisse - France, deux histoires si différentes et pourtant indissociables

Mes amis français s'étonnent de l'intérêt que nous portons à l'élection présidentielle et plus généralement aux événements qui se déroulent en France.. Pourtant, nos deux histoires nationales sont imbriquées. Je vous en livrerai quelques exemples prochainement.

Intéressons-nous aujourd'hui à la personne du maréchal d'Empire André Masséna, duc de Rivoli et prince d'Essling (1758-1817). André Masséna a son boulevard à Paris, sa station de métro à Lyon, sa place, son musée et son monument à Nice, sa ville natale. et pourtant, il a passé pas mal de temps chez nous en "Helvétie", comme l'on disait alors à Paris.


C'est à Zurich, à la tête de son “Armée d'Helvétie” qu'il a battu l'armée russe du général Korsakov lors de la seconde bataille de Zurich des 25 et 26 septembre 1799 après avoir, une première fois, en juin de la même année, contenu les Autrichiens de l'archiduc Charles à proximité de la Limmat. Masséna n'a pas laissé que de bons souvenirs là où il passait, suscitant même des réactions du Directoire de la République qui l'accusait de rapines et de prévarication.

L'Histoire ne retiendra pourtant de lui que son surnom “d'enfant chéri de la victoire”. Et c'est grâce à son action déterminante à Zurich, au cœur de nos alpes et aux Grisons que furent chassées de Suisse les armées du Tsar de Russie et de l'Empereur d'Autriche. La Suisse cessera dès lors d'être ce que l'on a appelé alors "le champ de bataille de l'Europe". Rien que pour ça, son souvenir mérite d'être rappelé même si Masséna reste pour un temps à la tête d'une armée d'occupation.

Il faudra encore attendre pour voir toutes les troupes étrangères quitter le territoire de notre pays.

15:53 Publié dans France, Helvétie, Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

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