09/10/2017

10 décembre : Escalade et TPG, étonnante et amusante coïncidence historique

Le 10 décembre va constituer désormais pour deux raisons une journée qui fera date dans l'histoire de Genève. La première raison remonte au vendredi 10 décembre 1602 selon le calendrier Grégorien soit le 20 décembre dans le calendrier Julien Ce jour-là, les gens de guerre du duc Charles-Emmanuel de Savoie se regroupent à Reignier en cheminant le long du Foron. Dans la nuit qui suit, celle du samedi 11 au dimanche 12 décembre, le duc Charles Emmanuel, va tenter de prendre la ville par surprise.  Peu après minuit, l’armée savoyarde, arrive en vue de son objectif sans être découverte. Un groupe d'assaut s’en détache, arrive au pied de la muraille, dresse ses échelles et commence à monter. L’invasion de la cité, dans laquelle tout dort, a commencé. La suite est bien connue des Genevois. Mais quel est donc le deuxième événement se déroulant un 10 décembre qui va faire date à Genève ? Tout simplement le   10 décembre 2017, selon le calendrier Grégorien bien sûr ! Mais, me direz-vous à juste titre, que va-t-il se passer de si important prochainement à cette date  ? C'est l'excellente journaliste Marie Prieur qui nous l'apprend dans la Julie de ce jour : “Dès le 10 décembre, toute personne désireuse de monter dans le bus devra faire signe au chauffeur du véhicule si elle souhaite qu’il s’arrête. Ou, s’il est dans le bus, signaler qu’il veut en descendre.” Quoi de commun entre ces deux événements  me demanderez-vous ?... vous ne voyez pas ?... Alors prenez une carte de géographie du bassin genevois côté Arve. Vous découvrirez que c'est dans ce secteur géographique, à proximité d'Annemasse que la soldatesque napolitaine et espagnole du duc de Savoie s'est regroupée le 10 décembre 1602 avant de marcher sur Genève lors de la nuit de l'Escalade. Et c'est aussi dans ce même secteur géographique que se situe le point de destination ou de départ c'est selon, du bus de la ligne 61 des TPG qui relie Genève à Annemasse. Alors, afin de célébrer comme il se doit la  nouveauté du réseau des TPG qui coïncide cette année avec la commémoration de l'Escalade, je vous propose une petite mise en bouche en vous laissant deviner lequel des deux itinéraires suivants était celui de la marche de l'armée de Charles-Emmanuel de Savoie dans la nuit du 11 au 12 décembre 1602 et lequel est l'itinéraire qu'emprunte aujourd'hui le bus 61 des TPG :

Itinéraire 1 : Annemasse , Croix d'Ambilly, La Tour, Gaillard, Moillesulaz, Graveson, Peillonnex, Rieu,Terrassière, Cornavin.

Itinéraire 2 : Bonne, Monthoux, Etrembières, Gaillard, les Terreaux, Champel, la Jonction, Plainpalais.

Vous avez trouvé ? Alors bravo !Vous me permettrez de conclure avec cette uchronie : Il y a fort à parier que si le bus TPG 61 avait existé en 1602, les soudards du duc n'auraient pas hésité à l'emprunter, évitant ainsi de se mouiller les pieds par une nuit bien froide et sombre comme le dit la chanson. Et, ne connaissant pas le secteur, ayant par mégarde omis de demander l'arrêt, ils se seraient fourvoyés et perdus dans la nature, évitant ainsi à Genève un bien grand péril. Fasse le ciel que Cé qu'è lainô protège une nouvelle fois les Genevois aux arrêts de bus et trolleybus le 10 décembre prochain car manquer son arrêt Pè onna nai asse naire que d'ancro” serait assez embêtant. Et ce serait rageant aussi pour toutes celles et ceux qui risqueraient ainsi de manquer le traditionnel cortège de l'Escalade qui se déroulera ce même dimanche 10 décembre. Mais rassurez-vous, les arrêts prévus pour la lecture de la proclamation sont des arrêts fixes.

Escalade d'après Elzingre.jpgClaude Bonard

12:03 Écrit par Claude Bonard | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | | |

Commentaires

J'adore ce commentaire ! On verra bien les résultats de cette évolution des tpg vers des arrêts sur demande - le but est évidemment d'augmenter la vitesse des véhicules, donc l'efficacité du réseau et la satisfaction des passagers. Le but en 1602 aurait été exactement l'opposé - ralentir au maximum la progression des troupes, anéantir l'efficacité d'une attaque et frustrer au maximum le duc !

Écrit par : Anne Hornung-Soukup | 10/10/2017

Madame Hornung-Soukup, vous avez parfaitement raison !
Merci d'avoir réagi à mon propos !
Bien à vous,
Claude Bonard

Écrit par : Bonard | 10/10/2017

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