23/07/2018

L'espion strasbourgeois d'hier et le nouveau Vidocq parisien d'aujourd'hui

L'actualité politique chez nos voisins français depuis quatre jours est assez étonnante, renversante et rocambolesque. En suivant les péripéties du nouveau Vidocq  qui agitent   l'Hexagone, un nom me revient en mémoire, celui de Charles Louis Schulmeister, immortalisé sur le petit écran dans les années 70 par l'immense Jacques Fabbri. Schulmeister, à la fois épicier, marchand de tabac, qui aimait se déguiser et revêtir des costumes qui n'étaient pas les siens et usurper d'autres identités que la sienne.  Un peu comme le nouveau Vidocq d'aujourd'hui. Schulmeister qui se faisait passer pour ce qu'il n'était pas, était roublard et mythomane. Il était aussi  un agent de renseignement et un espion génial, toujours dans l'ombre du prince - en l'occurence de l'Empereur. Agent double, un peu margoulin sur les bords, il se faisait Javert.jpgrémunérer tant par la France que par l'Autriche. Ces deux personnages ont au moins un point commun. L'un s'adonnait à une vie mondaine et se fit construire un château, celui de la Meinau à Strasbourg avec de l'argent douteux. L'autre aime paraître et semble occuper un appartement aux frais de la princesse au quai Branly à Paris. S'agissant de ce qui les sépare, que je sache, Schulmeister n'a pas fait le coup de poing contre les opposants à Napoléon. Il préférait les mystifier et abuser de leur crédulité. En ce qui me concerne, je préfère l'espion strasbourgeois d'hier au nouveau Vidocq parisien d'aujourd'hui.
 
Claude Bonard

10:58 Écrit par Claude Bonard | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

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