13/09/2018

Notre Président de la Confédération à Paris - il y a culotte et culotte....

Visite de travail du président de la Confédération Alain Berset à Paris : suite à l'article d'Alain Rebetez dans la TdG, je vous propose ce complément d'information à propos des tenues de la Garde républicaine et de leur symbolique protocolaire. Le détachement d'honneur du 1er régiment d'infanterie de la Garde républicaine qui rend les honneurs dans la cour de l'Elysée est vêtu de la tenue de tradition de la Gendarmerie qui n’a que peu évolué en 130 ans. Puisqu'Alain Rebetez a évoqué la couleur du pantalon dans son article, il est toujours identique à celui porté par les autres gendarmes, soit bleu avec une bande noire sur le côté des jambes. En revanche, les cavaliers et motards de la Garde sont équipés d’une culotte (tradition équestre ) pour les services d’honneur. Elle est d’un bleu identique à celui du pantalon des fantassins mais une autre culotte, blanche sans bande noire est portée lors des services d'honneur exécutés au profit et en présence du chef de l'Etat . D'où la justesse de l'observation d'Alain Rebetez. Il y a une marge d'appréciation au niveau du protocole. Usuellement, la culotte bleue est portée lors de l'accueil de ministres étrangers et la culotte blanche est portée lorsque le Président de la République reçoit ses homologues étrangers en visite officielle ou d'Etat. Là, il s'agissait d'une visite dite de travail. Lors d'une  rencontre entre le président Macron et Mme Doris Leuthard la couleur de la culotte des gardes  républicains du régiment de cavalerie postés sur les marches de l'Elysée était aussi bleue. Comme quogarde-republicaine-elysee.1255613016.jpgi, dans le protocole,  contrairement à l'adage, la culotte fait le moine  ! ... mais je ne peux pas m'empêcher de penser que les cavaliers auraient porté leur culotte blanche si la haute personnalité  accueillie pour  une visite de travail à l'Elysée  était  chef d'Etat de l'un des pays membres du G7, de l'UE ou d'un continent voisin.

Claude Bonard

11:58 Écrit par Claude Bonard | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

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