08/01/2019

2019 - Juvénal revisité

L'actualité me fait penser au poète Juvenal.jpeglatin Juvénal. Il semble qu'il soit né aux environs de 92 après J. C. Juvénal est l'auteur d'œuvres  composées entre 90 et 127, les "Satires". Plusieurs citations sont intéressantes.

Par exemple : "QUE DEMANDE LE PEUPLE? DU PAIN ET DES JEUX!". En fait, selon les sources, la citation exacte serait plutôt  : "Maintenant dans un honteux repos, nous n'aspirons qu'après deux choses, du pain et des jeux.".... Il me semble plutôt qu'aujourd'hui une partie de la société qui n'a rien de honteux n'en a cure du repos, en a marre des jeux et demande plus de pain. Mais lui proposer de la brioche alors que le pain manque  pourrait constituer un remède pire que le mal. D'autres l'ont appris à leurs dépens !

Claude Bonard

Source et pour en savoir davantage : https://www.roma-quadrata.com/juvenal.html

Illustration : Babelio (D.R.)

12:07 Écrit par Claude Bonard | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook | | | |

Commentaires

Bonjour,
Permettez quelques mots sur Juvénal, merci.
C'est Juvénal qui a eu la triste gloire d'avoir sali Messaline devant la postérité. Il ne l'a pas connue, cependant. Il naquit Vers l'an 42 de notre ère, Messaline fut assassinée par Claude en 49. Juvénal avait alors 7 ans. Il publia ses satires à 40 ans, 33 ans après la mort de Messaline.
Voici comment ce blasphémateur parla de la plus sainte des femmes :
« Regarde quels furent les rivaux de nos Césars-Dieux ! Ecoute ce que Claude eut à souffrir. Dès qu'elle sentait l'empereur endormi, Messaline, préférant à son lit de pourpre le grabat des prostituées, se couvrant d'une misérable mante, cachait sous de faux cheveux blonds ses cheveux noirs et s'échappait audacieusement du palais, accompagnée d'une seule esclave. Suivons-la !
C'est dans un lupanar à la chaude et lourde atmosphère qu'elle est entrée ; elle va droit à une logette vide, qui est la sienne.
Aussitôt l'auguste courtisane rejette tout vêtement, enferme ses seins dans un réseau d'or, puis, sous le nom de Lycisca, elle offre à tous les flancs qui te portèrent, généreux Britannicus ! Oh ! les joies, les caresses dont elle accueille les plus vils champions !
Et, sans rougir, elle revendique son salaire. (Ici un vers supprimé parce que trop obscène.) L'heure vient cependant où le maître du lieu congédie ses filles d'amour ; Messaline est désolée ; l'œil rouge, la poitrine encore frémissante (autre vers supprimé), du moins est-elle la dernière à clore sa cellule. II le faut ! Épuisée de luxure, mais non rassasiée, elle part hideuse à voir, le teint blême, la peau imprégnée des fumées de sa lampe, elle rapporte au lit impérial l'odeur de la prostitution. »
Messaline fut tuée par Claude (en 49) qui, tout de suite après, épouse Agrippine, fille de Germanicus, veuve de Domitius, sa nièce, qui avait un fils, Néron.
Néron devint, par adoption, fils de Claude, tandis que Britannicus, fils de Messaline, est délaissé, isolé. Narcisse le prend sous sa protection et cherche à réveiller les sentiments paternels de Claude.
Agrippine empoisonne Claude avec un plat de champignons.
Néron est proclamé empereur à 17 ans. Il empoisonne Britannicus, l'héritier légitime du trône impérial, en 55. Néron mourut en 68.
Juvénal dit de la mort de Claude empoisonné par Agrippine :
...
Suite : https://livresdefemmeslivresdeverites.blogspot.com/2017/07/consequences-de-linvasion-romaine.html
Cordialement.

Écrit par : Anwen | 08/01/2019

Bennnnnn, on donne bien comme références, dans cette blogosphère, des « historiens » nés bien après la guerre!?

Le « permettez quelques mots » tourne au copier/coller...... J’attends de voir qui va vous le reprocher? Il ne faut pas rêver! Vous n’etes pas Patoucha.......

Écrit par : Patoucha | 08/01/2019

J’oubliais.....

Cette citation de Victor Hugo: « N’imiter rien ni personne; un lion qui imite un autre lion, devient un singe.« 

Écrit par : Patoucha | 08/01/2019

Wep :) désolé! une correction, avant d’eteindre, s’impose: « N’imitez ».......

Bonne nuit

Écrit par : Patoucha | 09/01/2019

Juvénal, ce peintre désabusé de la nature humaine, bien difficile à déchiffrer pour les latinistes modestes que nous étions au collège et que nos profs traduisaient en douce, car certaines satires crûment ornementées n’avaient sûrement pas le nihil obstat des programmes officiels… Juvénal dont Hugo, qui le prend pour modèle en composant ses « Châtiments » a pu écrire qu’il « est la vieille âme libre des Républiques mortes »… Bel aphorisme qui sonne bien, faut reconnaître, mais à côté de la plaque quand même puisque Juvénal n’était pas républicain !

Retournons à l'école, ô mon vieux Juvénal.
Homme d'ivoire et d'or, descends du tribunal
Où depuis deux mille ans tes vers superbes tonnent.

PS : concernant l’aimable Messaline dont on lit précédemment l’apologie, relire les Suétone et Tacite qui n’ont sûrement pas embelli le tableau en en faisant la « putain de l’empire » du temps de Claude, mais de là à introduire un procès en béatification de cette sainte femme, on se calme.

Écrit par : Gislebert | 08/01/2019

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