21/01/2019

Gambetta : « Et l’État doit être laïque (1875)»

Le débat est actuellement nourri  à propos de la loi sur la laïcité  de l'Etat sur laquelle les Genevois s'apprêtent à voter le 10 février prochain. Sur le plan historique, tant en France à propos de la loi de 1905  qu'à  Genève avec la loi de 1907,  nombreuses sont les interventions des grandes figures politiques  de cette époque dont la teneur a été conservée jusqu'à nos jours. C'est le cas par exemple du  discours de Léon Gambetta du 23 avril 1875 à Belleville dont on peut trouver le texte complet sur l'excellent site internet dédié à l'enseignement de l'histoire clio-texte.clionautes.org

Ayant lu et relu ce texte, je trouve intéressant de vous faire partager  ces deux extraits  dans la perspective du vote genevois du 10 février 2019. Pour ma part, je voterai OUI à  la loi sur la laïcité de l'Etat. Gambetta.jpg

"Les affaires religieuses sont affaire de conscience et par conséquent de liberté. Le grand effort de la Révolution française a été pour affranchir la politique et le gouvernement du joug des diverses confessions religieuses. Nous ne sommes pas des théologiens, nous sommes des citoyens, des républicains, des politiques, des hommes civils : nous voulons que l’État nous ressemble et que la France soit la nation laïque par excellence".

"Mes chers concitoyens nous ne devons jamais laisser échapper l’occasion de nous expliquer sur les principes et les affaires de la démocratie républicaine, afin que ceux qui sont de bonne foi et qui ne nous connaissent pas apprennent quelle est notre pensée tout entière. Je […] le répète, ce que nous voulons c’est la liberté partout et en premier lieu la liberté de conscience assurée pour tous : mais avant tout, par-dessus tout, nous considérons que la mise en œuvre de la liberté de conscience consiste d’abord à mettre l’État, les pouvoirs publics en dehors et au-dessus des dogmes et des pratiques des différentes confessions religieuses, ( ... ) C’est là le commencement et la fin de la liberté civile, qui engendre la liberté politique."

Léon Gambetta, discours du 23 avril 1875 à Belleville.

13:12 Écrit par Claude Bonard | Lien permanent | Commentaires (8) | |  Facebook | | | |

13/01/2019

Pourquoi écrire sur la guerre et sur les conflits ?

Certains de mes amis me reprochent de trop publier sur la guerre et sur les conflits, notamment sur les réseaux sociaux. Je leur donne ici ma réponse. Je vais continuer inlassablement à alerter les consciences, même si je sais que mes propos se perdent dans le vide. J'ai eu le privilège de connaître et de suivre au cours des années 70 et 80 plusieurs conférences d'André Corvisier, (1918-2014), professeur émérite à l'Université de Paris-Sorbonne qui, avec Gaston Bouthoul ont réinventé l'approche du "phénomène Guerre" dans le monde francophone. Considérée longtemps comme un fléau de la nature, la guerre a été condamnée par le christianisme, l'esprit des Lumières, l'évolution des sensibilités. Elle est pourtant, que ça nous plaise ou non, toujours présente dans le monde, y compris en Europe. Mais peut-on songer à guérir un mal en refusant de l'étudier? La guerre affecte toutes les activités humaines, force est donc d'aborder l'influence qu'elle a sur elles. Je vais donc continuer à publier sur la guerre et les guerres, même si je m'en passerais volontiers, sachant  qu'elle n'est jamais très loin et que comme un mauvais virus, elle peut survenir partout et n'importe quand. Et pour vous en convaincre, il vous suffit d'ouvrir votre journal ou d'enclencher votre poste  de TV ou de radio.

Claude BonardGuerre.jpg

19:39 Écrit par Claude Bonard | Lien permanent | Commentaires (20) | |  Facebook | | | |

08/01/2019

2019 - Juvénal revisité

L'actualité me fait penser au poète Juvenal.jpeglatin Juvénal. Il semble qu'il soit né aux environs de 92 après J. C. Juvénal est l'auteur d'œuvres  composées entre 90 et 127, les "Satires". Plusieurs citations sont intéressantes.

Par exemple : "QUE DEMANDE LE PEUPLE? DU PAIN ET DES JEUX!". En fait, selon les sources, la citation exacte serait plutôt  : "Maintenant dans un honteux repos, nous n'aspirons qu'après deux choses, du pain et des jeux.".... Il me semble plutôt qu'aujourd'hui une partie de la société qui n'a rien de honteux n'en a cure du repos, en a marre des jeux et demande plus de pain. Mais lui proposer de la brioche alors que le pain manque  pourrait constituer un remède pire que le mal. D'autres l'ont appris à leurs dépens !

Claude Bonard

Source et pour en savoir davantage : https://www.roma-quadrata.com/juvenal.html

Illustration : Babelio (D.R.)

12:07 Écrit par Claude Bonard | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook | | | |