26/12/2017

Qui était l'infortuné Nicolas Louis Jordy frappé d'apoplexie le 30 décembre 1813 à Genève ?

Avec une dédicace toute particulière à l'un de ses descendants directs, mon ami Jean-Marc Verniory, je vous propose de faire connaissance avec le malheureux général français Nicolas Louis Jordy (1758-1825) qui fut frappé d'une attaque d'apoplexie à Genève peu avant l'arrivée des Autrichiens de Bubna le 30 décembre 1813. Le général Jordy était un soldat dont le corps n'était qu'une plaie, ayant été grièvement blessé de multiples fois au cours de sa carrière tant sous la République que sous le Consulat et l'Empire. Une carrière militaire commencée sous le règne de Louis XVI. Jordy était originaire d'une famille ayant quitté la Savoie pour s'établir à d'Abreschviller en Moselle. Il entreprit très jeune une formation de barbier (chirurgien militaire) qu'il termina en 1774 à Paris à l'âge de seize ans. Il fit partie de l'expédition d'Amérique du comte de Rochambeau qui commandait les troupes envoyées par le Roi Louis XVI au secours des “Insurgents” américains. Après une campagne militaire mouvementée, il rentra en France et quitta pour un temps l'uniforme afin de travailler avec son père à Abreschwiller. La Révolution ayant besoin de soldats, Jordy est vite remarqué vu son expérience militaire. Il est nommé capitaine de la Garde nationale de sa commune. Au cours de ce que l'on appelle communément les guerres de la Révolution, il se couvre de gloire à la tête d'un bataillon de volontaires de l’Armée du Rhin. Grièvement blessé en 1793, on le retrouve après sa convalescence dans la sale guerre du chaudron vendéen qu'il quittera heureusement avant l'arrivée du sinistre général du général Turreau et de ses « colonnes infernales ». A nouveau blessé en 1794, il subit une trépanation, perd un œil et l'usage d'une main. Nommé gouverneur de Strasbourg pour un temps, il reprend pourtant du service à l'Armée du Rhin. Général de brigade, il est fait chevalier de la Légion d'Honneur par le Premier consul Bonaparte qui garde un œil sur lui lorsqu'il devient Empereur. Jordy participe avec brio en 1806-1807 aux campagnes de Prusse et de Pologne. Il est nommé gouverneur de Thorn (Torun) et on le retrouve à Varsovie en janvier 1807. Agé de 54 ans, ayant à son compteur 18 blessures, ayant perdu un œil et lourdement handicapé, Jordy ne participe pas à la funeste campagne de Russie de 1812 mais veut absolument continuer à servir. Napoléon qui l'apprécie le nomme Chevalier de l'Empire et lui confie le commandement militaire de Genève et des troupes du département du Léman. On connaît la suite. Le malheureux Jordy est frappé d'une crise d'apoplexie et vu la lâche défection du baron Cappelle, préfet du département du Léman, les troupes françaises évacuent Genève le 30 décembre 1813. Revenu en France, le vieux lion sollicite sa mise à la retraite. L'Empire s'étant écroulé, c'est le roi Louis XVIII qui le fera chevalier de Saint-Louis. Pourtant, pendant les Cent-Jours, le maréchal Davout, ministre de la Guerre le rappelle en service vu son expérience et sa loyauté. Le 8 septembre 1817, Nicolas-Louis Jordy, avec le grade de Maréchal de Camp (général de brigade) est mis à la retraite et élevé au grade d' officier de l’Ordre royal de la Légion d’honneur par Louis XVIII. « Brave parmi les braves » il se retire à Strasbourg. Le Chevalier de Jordy, ainsi le nomme-t-on désormais, décédera le 7 juin 1825 à Strasbourg à l’âge de 67 ans après une vie bien remplie au service de la France.Jordy Uniforme.JPG

 

Claude Bonard

 

Sources : http://www.abreschviller.fr/spip.php?article269

Lire également : 
http://leschristophe.pagesperso-orange.fr/gen/pdf+jpg/gen-Jordy.pdf



 

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25/12/2017

La Restauration genevoise vue de Paris par le Journal de l'Empire

Alors que les Genevois avaient l'impression d'être le centre du monde en vivant les péripéties de la restauration de la République, cet événement n'en est qu'un parmi d'autres si l'on feuillette l'édition du vendredi 7 janvier 1814 du Journal de l'Empire à Paris. Au fil des rubriques, en Italie, on rapporte de Vérone que le front est calme depuis l'attaque des Autrichiens à Castagnaro. A Colmar, les cosaques ont pillé Saint-Amarin. On lit que le prince de Schwarzenberg est arrivé à Bâle. A Chambéry, le journal rapporte que “M. le comte Dessaix, général de division, est arrivé ici au moment où les nouvelles qui nous venoient de Genève nous causoient de vives alarmes”. A la rubrique Variétés, le journal annonce au  Théâtre Français la première représentation de “Fouquet”, comédie en cinq actes et au Théâtre de l'Impératrice, on joue “Les Amans de Philadelphie”. Pourtant, à y regarder de plus près, les nouvelles rapportées par le Journal de l'Empire sont annonciatrices de lendemains qui déchantent. De quoi inquiéter le lecteur parisien et les financiers puisque le cours de la bourse n'est pas mirifique.C'est sous la rubrique Paris... et non pas Genève, que l'on découvre une dépêche du 6 janvier qui relate les événements de Genève : “Une avant-garde de 3000 hommes sous les ordres du général Bubna, s'est présentée devant la ville de Genève le 30 décembre. La garde nationale armée avoit été requise par le prefet, et formoit 1800 hommes. Le général Jordy, qui commandoit la place, l'avoit fait mettre en etat de defense ; il avoit 14 pièces de canon. La garnison etoit de 1500 hommes : 1800 hommes partis de Grenoble, arrivaient pour la renforcer ; ce qui suffisoit pour que la ville fut à l'abri d'un coup de main. Par une sorte de fatalite, le général Jordy a été frappé d'une attaque d'apoplexie le matin du jour où l'ennemi a paru. L'officier qui commandait sous lui s'est laissé persuader par la bourgeoisie, et la garnison a quitté la ville. Le préfet l'avoit abandonnée, de sorte que, depuis trois jours, la bourgeoisie s'est constituée, et avoit pris l'autorité. La garnison étant sortie, les bourgeois ont ouvert les portes. Si le préfet avait fait son devoir, s'il n'avoit pas quitté Genève, s'il eut été assuré des sentimens qui règlent la conduite des préfets du Mont-Blanc et du Doubs, cette importante place auroit été en sûreté. Les préfets ne sont pas de simples intendans de finances, ils ont la Haute police. Quant le chef-lieu de leur departement est une place forte, ils devoient y organiser les moyens de résistance que peut offrir le zèle des habitans, et les faire concourir à la défense. (…) S.M. a rendu, le 4 janvier, le décret suivant : NAPOLEON, Par la Grâce de Dieu et les Constitutions, Empereur des Français, Roi d'Italie, Protecteur de la Confédération du Rhin, Médiateur de la Confédération Suisse, Considérant que le préfet du Léman a quitté la ville de Genève plusieurs jours avant que les avant postes ennemis se présentassent aux portes : Que le préfet n'a pris aucune mesure pour requérir et animer la garde nationale (…) Que, premier magistrat du département, il devait sortir le dernier (…) Que cet oubli à ses devoirs a été la cause que la garnison, ne se sentant pas secondée par les gardes nationales, se voyant abandonnée par les magistrats, a évacué la place(,,,), Nous avons décrété et décrétons ce qui suit : Art 1er Le baron Capelle, préfet du département du Léman est suspendu. Art. 2 Il sera traduit pardevant une commission d'enquête. Art.3. Notre ministre de l'intérieur est chargé de l'exécution du présent décret. Signé NAPOLEON. Par l'Empereur, Le ministre secrétaire d'Etat, Signé le duc de Bassano”.

Rassurez-vous ! L'infortuné préfet du Léman, le baron Guillaume-Antoine-Benoît Capelle ne sera pas inquiété bien longtemps car la chute de Napoléon mettra fin à ses ennuis. Sous Louis XVIII, il acceptera la préfecture de l'Ain. Il sera même promu Conseiller d'Etat de 1816 à 1828 avant de devenir ministre des travaux publics dans le gouvernement Polignac. Pourtant, nouveau coup du sort, la révolution de Juillet 1830 l'obligera à se réfugier à l'étranger. Il reviendra pourtant en France et décédera à Montpellier le 25 octobre 1843.

** orthographe telle que figurant dans le journal

Claude Bonard20171225_115642.jpg

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22/12/2017

A la recherche des canons genevois - L'odyssée de Joseph Pinon

20171221_135404.jpgJ'ai imaginé ce dialogue basé sur des faits historiques se rapportant aux canons genevois confisqués par les Autrichiens en février 1814. Un prolongement désagréable de la Restauration genevoise du 31 décembre 1813.

3 février 1814 : Le général autrichien Greith, successeur de Bubna à Genève: Schnell ! ces canons genevois feront notre affaire à Vienne. ! Quartiermeister, faites prestement enlever ces 82 pièces d'artillerie et ces barils de poudre afin de les acheminer en Autriche. Es ist eine Kriegsbeute... "prise de guerre" !

Quelques semaines plus tard, le jeune lieutenant genevois Joseph Pinon indigné fulmine : De bleu de bleu ! C'est n'importe quoi, ! je vais aller les chercher moi, ces canons ! Je vais en parler au syndic Des Arts.

Des Arts : Mon jeune ami, votre idée est généreuse. Vous avez les plein pouvoir pour aller chercher nos canons. Je vous souhaite bonne chance. Le mieux pour vous est de prendre le chemin de Lyon où se trouve le général autrichien Colloredo.

16 mai 1814 Lyon. Général comte de Colloredo : Lieutenant Pinon, je suis convaincu par vos arguments et je vous signe un ordre de restitution. Vous avez carte blanche pour partir à la recherche de vos canons. (Ce faisant il ne prend pas un gros risque...)

18 mai Aarburg : Pinon à un officier autrichien : Vous avez vu passer des canons en provenance de Genève ? Pouvez-vous me dire où ils sont ?

Officier autrichien : Ach ? Kanonen ? .. Genf, oui peut-être, il me semble bien qu'ils sont en route pour Schaffhausen ...vous devriez peut-être y aller....

Pinon arrive à Schaffhouse : Ouf, ils sont là !... mais... il en manque une vingtaine !

Autre officier autrichien : Ach ! Je dire à vous que peut-être voir l'Empereur d'Autriche bonne idée ce serait . Unser Kaiser kommt nach Basel...Emprereur lui venir à Bâle !

Pinon : Danke, je file à Bâle et je vais voir le comte Colloredo qui, par chance, accompagne l'Empereur.

Colloredo : Mon jeune ami, vous ici ? votre persévérance me touche. Allez à Lörrach voir le baron de Reisner, Directeur de l'Artillerie.

Pinon : J'y vais de ce pas !

13 juin : Prince de Hesse-Hombourg ! Pinon ? C'est bien vous ? Que faites-vous ici ? Quelle joie de vous revoir. J'ai gardé un bon souvenir de notre rencontre à Genève ! Je voudrais bien vous faire une lettre de recommandation pour vous aider à retrouver vos canons mais je suis remplacé par le général Prohaska qui n'aime pas les Genevois ! Il vous faut aller voir du côté d'Ulm, sait-on jamais !

29 juin, Pinon est à Ulm et rencontre un officier autrichien : Herr Hauptmann, haben Sie... enfin bref.... avez-vous vu des canons genevois ?

Le capitaine : Des canons ? Genf ? schon wieder ??? Ach oui il me semble qu'un convoi de péniches embarquant des canons et des barils de poudre est parti pour Elchingen, Lepheim et Guntzbourg. ... Aber ob diese Kanonen aus Genf kommen weiss ich nicht... si canons venir de Genève, moi pas savoir ! Moi suggérer à vous.... wie kann ich das sagen.... Fahren Sie, vous aller à Linz rapidement !

Pinon énervé: je n'ai pas de temps à perdre. Vite ! En route pour Linz !

Pinon à Linz le 6 juillet et qui n'a peur de rien : Quel brouillard ! Quel sale temps ! Toujours pas de canons, il faut que je me rende à Vienne pour voir l'Empereur ! C'est ma seule chance ! Je vais voir si ce bon docteur de Carro, Genevois exilé à Vienne, peut m'aider ! Je vais devoir trouver une péniche !

10-13 juillet, Pinon à son auberge à Vienne ! Quel coup de maître ! j'ai pu obtenir deux audiences auprès du prince de Schwarzenberg ! Je vais lui faire comprendre que l'Autriche doit rendre ses canons à Genève ! Non mais c'est quoi ça ??!!!

Schwarzenberg : Ecoutez Herr Leutnant, je comprends votre affaire, mais je n'ai pas le pouvoir de vous rendre ces canons. Seul le Chancelier Metternich peut donner un tel ordre. 
Je fais suivre votre dossier au Maréchal Radetzky ( oui oui ! celui de la marche de Strauss) mon chef d'état-major qui va voir ce qu'il est possible de faire.

Pinon désespéré repère dans le voisinage le visage familier d'un major du génie autrichien qu'il avait connu à Genève. Un coup de chance ! Il s'écrie Herr Major ! Herr Major ! Quel bonheur de vous voir ! Avez-vous quelques instants à m'accorder ? Le major après l'avoir écouté attentivement et touché par la persévérance du jeune officier genevois : Mein lieber, mon cher Pinon, je ne vois qu'une solution. Eine einzige Lösung ! Ecrire à mon ami le baron de Stutschra, grand chambellan, afin d'obtenir une audience de Sa Majesté.

Pinon : Excellente idée ! Enfin je touche au but !

23 juillet, à son auberge, Pinon reçoit un courrier. Il ouvre l'enveloppe qui est adressée “A Monsieur le colonel Pinon directeur général du génie de la république de Genève”. Ebahi, il est réjoui en voyant que les Autrichiens le considèrent comme un officier de haut rang et son cœur bat la chamade en apprenant qu'il va être reçu par l'Empereur François Ier d'Autriche.

24 juillet, Pinon revêt son modeste uniforme de lieutenant genevois et se rend au palais de Schönbrunn où réside la Cour. Il est entouré d'officiers et de courtisans en uniformes chamarrés qui le toisent avec condescendance. Il ne se laisse pas impressionner. 
De bleu ! de bleu ! je suis de Genève non ?? Un chambellan l'appelle : “Der Oberst von Pinon” !

L'Empereur d'Autriche : Que venez-vous demander, Monsieur ?

Pinon avec aplomb : Sire, je suis envoyé par la République de Genève pour solliciter Votre Majesté de lui faire rendre son artillerie

L'Empereur : Mais ces canons sont à moi, Monsieur. La loi de la guerre en a fait ma propriété. Sur quels titres appuyez-vous votre demande ?

Pinon sans se laisser démonter : Sur aucun Sire ! … et il se lance dans une longue plaidoirie décrivant l'accueil généreux réservé par les Genevois à l'armée autrichienne en décembre 1813.

L'Empereur : Je sais tout cela. Les Genevois n'auront pas à se plaindre de moi. Vos canons vous seront rendus, Monsieur, et les pièces qui manqueraient, je les ferai remplacer. Vous porterez tous vos papiers à la chancellerie du prince de Metternich qui recevra les ordres nécessaires.”

28 juillet, S.A. Le prince de Metternich charmant à Pinon : J'ai reçu votre dossier Herr Oberst ! C'est à nous de savoir concilier la justice et le devoir du soldat, quand ce moment le permet toutes vos pièces vous seront rendues, les ordres ont déjà été donnés.

29 juillet, Pinon est au dépôt de l'artillerie à la Landstrasse : Mais je ne vois pas mes canons ? C'est incroyable ! Il faut que je recontacte le lieutenant-général Von Reisner, en charge du dépôt.

Quelques jours plus tard, Von Reisner le visage fermé: Herr Oberst Pinon, je n'approuve pas la décision de S.M. L'Empereur, et si il y a des pièces genevoises, elles ne sont pas ici mais à Ulm et Linz. Désolé mais je ne peux rien faire.

Pinon : Quel casque à boulon ce Von Reisner ! Je suis en rage ! Je n'ai pas d'autre choix que de recontacter Schwarzenberg et Metternich !

5 août : Pinon ouvre une lettre du prince de Schwarzenberg : Sa Majesté a daigné par une grâce spéciale ordonner que les pièces qui seront reconnues comme propriété des Genevois soient rendues.

Rien ne se passe comme prévu. Pinon veut voir Metternich. A Schönbrunn un chambellan lui dit que le prince à quitté Vienne pour Baden.

Pinon voit un fiacre qui attend devant les grilles du palais : Hep cocher !! direction Baden et vite ! je vous paierai bien ! De l'audace ! Toujours de l'audace ! Et la chance souriant aux audacieux, il rencontre Metternich qui lui confirme la décision de l'Empereur en déplorant toutefois que les subordonnés fassent de la résistance.

24 août, enfin les canons et les barils de poudre genevois sont chargés sur des barques direction Linz et Ulm.

5 septembre : Pinon épuisé arrive enfin Genève après plusieurs transbordements. Au terme de son incroyable périple, il se rend à la Tour Baudet afin de rendre compte de sa mission au Conseil.

Pinon : Magnifiques et Très Honorés Seigneurs Syndics et Conseil, me voici de retour devant-vous, mission accomplie ! Voici un premier lot de 48 canons. Les autres devraient suivre !

Syndic Ami Lullin : lieutenant ! Vous avez bien mérité de la Patrie ! Nous vous nommons au grade de lieutenant-colonel et nous vous décernons un sabre d'honneur et une médaille en or !

En son for intérieur, Pinon bougonne : quels pingres ces Genevois, d'un Calvinisme étroit, c'est comme toujours "un sucre ou pas du tout"... et dire qu'à Vienne j'ai été bombardé colonel et que l'Empereur m'a donné du Oberst Von Pinon... colonel Von Pinon vous vous rendez-compte ? et pour le surplus directeur général du génie de la République ... mais bref, Genève c'est Genève.

Samedi 31 décembre 1814, Pinon est pourtant heureux et fier : Encore 7 de nos canons sont livrés à la porte de Cornavin ! Quel jour de fête ! Un an jour pour jour après la Restauration de la République !

Dans les rues de Genève, des rondes se forment à l'arrivée des canons et les gens chantent cette ritournelle : “Que chacun vide son verre, Et d'une voix de tonnerre, Chantons, Chantons, C'est notre ange tutélaire, Pinon, Pinon, A ramené nos canons !"

Claude Bonard

Scénario inspiré par le récit de l'historien Jean-Jacques Langendorf intitulé : Pinon, l'homme aux canons, publié dans la brochure intitulée Les canons de l'ancien arsenal publiée en 2008 par l'Union des Sociétés Militaires de Genève à l'occasion de l'inauguration de la plaque commémorative rappelant les exploits de Joseph Pinon scellée sur un pilier de l'ancien arsenal.

Deux canons seront encore rendus à Genève par l'Autriche après la chute de l'Empire austro-hongrois, en 1923 !

Le sabre d'honneur du lieutenant Pinon est exposé au Musée Militaire Genevois.

Illustration : Portrait de Joseph Pinon

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