20/02/2018

L'odyssée des chevaux de bronze de Venise et de Berlin

C'est par un arrêté daté du 19 février 1800 que les consuls décidaient à Paris de choisir le palais des Tuileries pour résidence. Un palais aujourd'hui disparu après son incendie du 23 mai 1871 par les Communards. Sur l'emplacement des Tuileries, seul subsiste aujourd'hui l'arc de triomphe du Carrousel qui fut pour un temps orné des chevaux du quadrige de la place saint Marc à Venise. L'histoire de ces chevaux de bronze mérite d'être contée. Ils furent transportés à Paris en 1798 pour y orner l'arc de triomphe du Carrousel après la prise de Venise par Bonaparte en 1797. On les distingue sur une toile de Bellangé qui dépeint une revue militaire passée aux Tuileries. Ces chevaux de bronze furent démontés et retrouvèrent leur place sur le portique de Saint-Marc à Venise en 1815 après la défaite de Napoléon. Ceux qui ornent actuellement l'arc de triomphe du Carrousel  à Paris sont une copie de ceux de Venise et datent de  1827. L'ensemble de bronze symbolise "la paix" retrouvée lors de la Restauration de la monarchie. "La paix" conduit le char auquel sont attelés les chevaux. Une histoire presque identique est arrivée aux chevaux du quadrige de la porte de Brandebourg à Berlin qui ont eux aussi été emmenés à Paris suite à la victoire de Napoléon sur la Prusse en 1806. Les Prussiens ayant occupé Paris en 1814 les ramenèrent à Berlin. L'un d'entre eux servit pourtant de modèle lors de la reconstruction de la statue équestre du roi Henri IV sur le Pont Neuf, détruite à la Révolution. En effet, le 3 mai 1814, à l'occasion de l'entrée de Louis XVIII à Paris, une statue provisoire fut exécutée par le sculpteur Henri-Victor Roguier à partir d'un moulage en plâtre d'un des chevaux du quadrige de la Porte de Brandebourg. Etonnant, non ?

Claude Bonard

Photo Wikipedia

le-quadrige-de-bronze.jpg

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17/02/2018

17 février 1772, premier partage de la Pologne

Aujourd'hui, une partie importante de l'opinion publique polonaise se caractérise par un nationalisme sourcilleux qui plonge ses racines dans l'histoire nationale. Au nombre des événements douloureux qui ont façonné l'histoire de la Pologne figure ce que les historiens nomment "le premier partage". Pour mieux comprendre la situation, rembobinons le film des événements. Tout commence  en 1764. A Varsovie, Stanislas-Auguste Poniatowski succède au roi à Auguste III sur le trône de Pologne. Sous son règne, le rayonnement culturel et artistique du pays se caractérise par un essor remarquable. En revanche, ce jeune roi qui avait été l’amant de la Grande Catherine devient l’otage du parti pro-russe, ce qui provoque en 1768 la révolte d’une partie de la noblesse polonaise opposée à la Russie réunie en Confédération. Cette insurrection prend le nom de Confédération de Bar, localité située aujourd’hui en Ukraine. La Confédération est écrasée militairement en 1772 suite à l'intervention musclée de l'armée russe. Le 17 février 1772, la Russie, la Prusse et l'Autriche procèdent au premier partage du territoire polonais. Un dépeçage inique qui ampute le royaume du tiers de son territoire et qui ébranle certaines  chancelleries européennes dont la France. C’est pour la Pologne le début d’une lente descente aux enfers qui se traduira par d'autres démembrements en 1793 et 1795 au profit de ces mêmes puissances. Une situation qui conduira purement et simplement à la disparition de l’Etat polonais, rayé de la carte politique du monde. Il faudra attendre 123 ans pour voir la Pologne réapparaître en tant qu'Etat souverain le 11 novembre 1918. Aujourd'hui encore, au même titre que les affres de la Seconde Guerre mondiale et celles de la période communiste qui suivit, les cicatrices laissées par ce drame géopolitique dans la mémoire collective des Polonais  sont mal refermées et permettent d'expliquer – sans les justifier - certaines postures idéologiques et certains ressentiments envers les pays voisins  qui étonnent tant les observateurs politiques étrangers en ce moment.

 partage-1.jpgClaude Bonard

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10/02/2018

William Shakespeare - "Etre Billag ou ne pas être Billag... là est toute la question

"Etre Billag ou ne pas être Billag

"Là est toute la question

"Y a-t-il plus de noblesse à souffrir les coups, les heurts

"Les redevances d’une destinée désinvolte

"Qu’à prendre les armes pour dire oui à No Billag, cet océan de douleurs

"Et y mettre fin d’une définitive révolte ...

" RTS, Léman Bleu, Radio Lac

"Contrées inexplorées d’où nul voyageur s’en est jamais retourné

"Ne troublerait alors sa volonté

Autrement dit :

"To be Billag or Not to be Billag  

"That is the question

"Whether ’tis nobler in the mind to suffer

"The financial charges and arrows of outrageous fortune

"Or to take arms to say yes at  No Billag, a sea of troubles

"And by opposing end them. To die. to sleep

"No more; and, by a sleep to say we end

"RTS, Léman Bleu, Radio Lac

"The undiscover’d country , from whose bourn

"No traveller  would returns, puzzles the will

(...)

Therefore, To  be Billag would be terrific !! ... awful ! ....Not to be Billag  is the only issue...

 J'espère que le grand homme me pardonnera.

Claude Shakespeare 1.jpegBonard

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