24/05/2018

Le 24 mai 1743, il y a 275 ans, Jean-Paul Marat naissait à Boudry

Le 24 mai 1743, il y a 275 ans, Jean-Paul Marat naissait à Boudry dans la principauté de Neuchâtel. Il sera assassiné par Charlotte Corday, de son vrai nom Marie-Anne-Charlotte de Corday d’Armont le 13 juillet 1793. Marat était médecin et connu aussi pour ses essais philosophiques. Son père exerçait en tant que  peintre et dessinateur à Genève. Sa mère, Louise Cabrol, était la fille de Louis Cabrol qui avait été reçu "Habitant" à Genève le 15 octobre 1723. La famille décida de s'établir en 1754 sur le territoire de la principauté de Neuchâtel. Après avoir passablement voyagé à l'étranger, Marat s'installa à Paris où il fréquenta la Cour des dernières années de la royauté. Il fit 230px-Jean-Paul_Marat.jpg à cette époque la connaissance de Benjamin Franklin. A Genève, il fréquenta le "résident de France" Soulavie. Acquis aux idées de la Révolution, il en devint l'un des représentants du courant le plus extrême, notamment après les massacres de septembre de 1792. Député Montagnard, polémiste et journaliste, il acquit une notoriété qui lui valut d'être emprisonné, jugé mais heureusement pour lui libéré, vu l'attitude par trop "légaliste" qu'il avait adoptée au moment du procès du roi Louis XVI. Son journal "l'Ami du Peuple" connaît un grand succès et attise les violences. Malade de la peau, Marat ne fréquente plus la Convention et s'enferme chez lui où il ne quitte presque plus sa baignoire. C'est dans cet appareil qu'il reçoit ses visiteurs. C'est là que le 13 juillet, Charlotte Corday demande à le voir et le poignarde. Le peintre David, aussi député Jacobin à la Convention illustrera la scène dans un tableau de commande.

Claude Bonard 

Pour en savoir davantage  : lire http://www.larousse.fr/encyclopedie/…/Jean-Paul_Marat/131...
http://www.hls-dhs-dss.ch/textes/f/F31228.php
https://fr.wikipedia.org/wiki/Boudry
https://books.google.pl/books…

Photo : Vikidia (d.r.)

12:21 Écrit par Claude Bonard | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | | |

23/05/2018

Savonarole à Florence, Calvin à Genève... même combat ?

Le 23 mai 1498, Savonarole était exécuté sur la place publique à Florence. Pour certains, il fut le précurseur malheureux de Luther ou Calvin pour ne citer qu'eux. Pour d'autres, il était le diable en personne.

Girolamo_Savonarola.jpgPour ma part, au risque de me faire lyncher et même si comparaison n'est pas raison et Genève n'étant pas Florence, je vois dans sa démarche de reprise en main d'une société jugée décadente, une démarche analogue à celle de Jean Calvin lorsque celui-ci promulgua ses ordonnances somptuaires codifiant strictement la vie des Genevois.

 

Claude Bonard 

 

Lire : https://www.tdg.ch/vivre/histoire/Les-Ordonnances-somptuaires-croissent-apres-Calvin/story/28757350

09:29 Écrit par Claude Bonard | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

22/05/2018

Victor Hugo et Genève

Le 22 mai 1885, Victor Hugo décédait à Paris. Au cours de sa vie, il avait parcouru la Suisse et séjourné sur les bords de notre lac en 1839. Manifestement, revenu à Genève à la fin de sa vie, sa déception fut grande lorsqu'il découvrit les changements urbanistiques qui avaient modifié la physionomie de notre cité. Sa description fut alors féroce ! 

" Genève a beaucoup perdu et croit, hélas ! avoir beaucoup gagné. La rue des Dômes a été démolie. La vieille rangée de maisons vermoulues, qui faisait à la ville une façade si pittoresque sur le lac, a disparu. Elle est remplacée par un quai blanc, orné d’une ribambelle de grandes casernes blanches que ces bons genevois prennent pour des palais. Genève, depuis quinze ans, a été raclée, ratissée, nivelée, tordue et sarclée de telle sorte qu’à l’exception de la butte Saint-Pierre et des ponts sur le Rhône il n’y reste plus une vieille maison. Maintenant, Genève est une platitude entourée de bosses. Mais ils auront beau faire, ils auront beau embellir leur ville, comme ils ne pourront jamais gratter le Salève, recrépir le Mont-Blanc et badigeonner le Léman, je suis tranquille. Rien de plus maussade que ces petits Paris manqués qu’on rencontre maintenant dans les provinces en France et hors de France. On s’attend à une vieille ville avec ses tours, ses devantures sculptées, ses rues historiques, ses clochers gothiques ou romans, et l’on trouve une fausse rue de Rivoli, une fausse Madeleine qui ressemble à la façade du théâtre Bobino, une fausse colonne Vendôme qui a l’air d’une colonne-affiche."

 

Extrait de :  https://ebooks-bnr.com/ebooks/pdf4/hugo_en_suisse.pdf

 Victor Hugo.jpgIllustration : Wikipedia 

Compilation Claude Bonard

 

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