29/05/2018

Danger de mort ou Lebensgefahr (danger de vie) ? Là est la question !

J'ai lu avec intérêt et amusement  l'article publié  publié hier dans la Tribune de Genève par Monsieur Sacha Bourgeois-Gironde, professeur d'économie, qui nous explique pourquoi les Romands épargnent moins que les Alémaniques. Il justifie son propos en se basant sur une étude scientifique réalisée par l'économiste américain Keith Chen  traitant- attachez vous ceintures -  de  "l’influence de l’expression linguistique du futur sur les comportements économiques des ménages". Ayant effectué mes études gymnasiales en Suisse allemande, dans le canton d'Appenzell Rhodes-Extérieures, à la Kantonsschule Trogen pour être précis, je suis assez sceptique face à cette théorie car si on pousse le raisonnement de MM. Chen et Bourgeois-Gironde  à l'extrême, on va dans le mur... jugez plutôt : si vous voyez une ligne électrique en Suisse romande, il est écrit sur le poteau "Danger de mort"... et si vous voyez la même ligne électrique en Suisse allemande, il est écrit "Lebensgefahr", soit danger de vie......Entre les deux dangers, choisissez ! celui de vie... ou de mort ?... Un condensé de la Suisse, où depuis 727 ans on joue à se faire peur tout en tenant farouchement à rester ensemble. Bref,  les notions de danger de vie et danger de mort réunissent et soudent  Romands et Alémaniques au gré d'une mésentente cordiale qui se joue sur la petite musique du "je t'aime moi non plus". Et s'agissant de l’influence de l’expression linguistique du futur sur l'épargne des Romands et Alémaniques chère à nos deux Lebensgefahr.jpegéconomistes, je vous laisse vous forger votre propre opinion.

Claude Bonard

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28/05/2018

la guerre est une fatalité qui se répète depuis que l'homme est sur cette terre

Comme l'a écrit le professeur André Corvisier ( 1918-2014) dans "La Guerre essais historiques" , un ouvrage publié en 1995 et qui n'a rien perdu de son actualité :  "la guerre est une fatalité qui se répète depuis que l'homme est sur cette terre; ça débute avec l'homme des cavernes ramassant une pierre pour la première fois dans le but de la jeter sur l'un de ses semblables et ça débouche sur le chef d'Etat donnant l'ordre d'utiliser l'arme nucléaire. Deux actes semblables. Le passage de la violence naturelle à la violence réfléchie ...) Quoiqu’il en soit, il est rare que la guerre éclate pour un seul motif. Motifs matériels et moraux, voire spirituels s’entremêlent, les uns avoués, d’autres dissimulés volontairement ou non derrière des raisons plus mobilisatrices aux yeux des siens ou plus justifiables aux yeux des tiers "

Et  c'est précisément cette violence réfléchie et qui plus est assumée, qui est la plus destructrice. Nous en avons des exemples tous les jours.

Claude Bonard

"disciple"La Guerre Corvisier.jpg du professeur Corvisier 

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25/05/2018

Louis Napoléon Bonaparte, un capitaine bernois Empereur des Français

Napoléon 3 Berne.jpg

Le 25 mai 1846, le neveu de Napoléon 1er, Charles Louis Napoléon Bonaparte s'évade du fort de Ham en Picardie où il était enfermé après une tentative malheureuse de renversement du roi Louis-Philippe. Deux ans plus tard, il sera pourtant élu Président de la République française à l'issue de la révolution de 1848. Pour le prince-président, ce ne sera qu'une étape. Dans la nuit du 1er au 2 décembre 1851 et au plébiscite de novembre 1852, il se fait couronner Empereur sous le nom de Napoléon III. Dans sa jeunesse, Louis Napoléon habitait au château d'Arenenberg en Thurgovie. Il se forma au métier des armes en Suisse, à l'école militaire de Thoune et suivit l'enseignement de Guillaume-Henri Dufour qui resta son ami tout au long de sa vie. Louis Napoléon servit avec le grade de capitaine au sein de l'artillerie bernoise ainsi qu'en témoignent l'illustration de ce blog. A Thoune, une plaque épigraphique visible sur la façade de sa maison rappelle son passage dans la vieille cité des Zähringen.

Claude Bonard

Pour en savoir plus sur son évasion du fort de Ham, lire : https://www.histoire-image.org/…/louis-napoleon-bonaparte...
Lire aussi : http://www.hls-dhs-dss.ch/textes/f/F23316.php

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