08/05/2018

Le Chancelier Désiré...

Le Chancelier Désiré !

Désiré gravure.jpgAujourd'hui, je vous présente le Chancelier du jour puisque c'est sa fête ! Mais détrompez-vous, il ne s'agit pas de celui – ou celle – que tout Genève attend et désire pour la prochaine législature !

Ce 8 mai est en effet le jour de la Saint Désiré, né en mars 512 et décédé le 8 mai 550. Ce Désiré du jour a eu une  carrière qui avait un lien avec Genève. Cet important  personnage était en effet Chancelier royal, au service des fils de Clovis.

Or comme chacun sait, Clovis, roi des Francs saliens, avait épousé en 493 Clotilde la nièce de notre bon vieux  roi Gondebaud. Et avant son mariage, Clotilde, future épouse de Clovis, résidait à Genève avec sa sœur aînée Sédéleube au Prieuré de Saint-Victor, hors les murs de la cité.

Plus tard, le sage Chancelier Désiré fut nommé évêque de Bourges, il continua à conseiller les rois et tenta de négocier une paix durable entre l'Anjou et le Poitou qui s'épuisaient dans des luttes sans fin. ( ainsi, vous le voyez, il n'y a pas qu'à Piogre qu'on se chamaille !) 

Reste à attendre  notre prochain Chancelier - ou Chancelière -  qui, à défaut de s'appeler Désiré, se fera désirer encore quelques jours. 

Claude Bonard 

Illustration tirée du site Wiki Guy de Rambaud (D.R.)

 

13:12 Écrit par Claude Bonard | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | |

07/05/2018

7 mai 1954 - Pour ne pas oublier ceux d' Huguette, Anne-Marie, Françoise, Claudine, Isabelle, Gabrielle, Béatrice, Dominique et Eliane !

Dien Bien Phu.jpeg7 mai 1954, Diên Biên Phu, aux confins de la Chine et du Laos, un jour noir et pourtant héroïque pour l'armée française en Indochine. Après des combats d’une rare violence entre les soldats du corps expéditionnaire  et les troupes du Vietminh, le camp retranché français implanté dans la cuvette de Diên Biên Phu, fruit d'une décision stratégique insensée, tombait aux mains des forces du général Võ Nguyên Giáp à 17 h 30. Depuis 30 mars 1954,  la "bataille des cinq collines" faisait rage. La piste d'aviation avait été été rendue inutilisable très rapidement suite aux tirs de l'artillerie du Vietminh. Les points d’appui Huguette, Dominique, Claudine tombèrent les uns après les autres. Restait Eliane, proche du PC du colonel de Castries. C’est là, que se joua l’affrontement final sur Eliane 2 , lieu de la dernière et héroïque résistance française. On peut estimer à environ 8 000 le nombre de soldats vietminh tués pendant la bataille et à 2 293 celui des tués dans les rangs de l'armée française. Plus de 11 000 combattants français et indigènes prirent le chemin des camps de travail et de "rééducation". Les prisonniers qui survécurent après leur long calvaire rentrèrent en France dans un état sanitaire catastrophique. Le camp retranché de Diên Biên Phu était commandé par le colonel Christian de La Croix de Castries ( 1902 – 1991). Un cavalier que rien ne prédestinait à  mener une guerre de positions, retranché dans une cuvette indéfendable en plein territoire hostile. Le colonel  de Castries était sorti de l'Ecole de cavalerie de Saumur en 1926. Christian de La Croix de Castries embarqua pour l’Indochine en septembre 1946 où il commanda le Régiment de Marche de Spahis marocains d'Extrême-Orient. Il  fut blessé le 16 janvier 1951 à Vinh Yên. Rapatrié en juillet 1952, il décida de repartir pour l'Indochine en août 1953. Promu colonel, c'est alors que pour son plus grand malheur, il fut affecté au commandement du camp retranché de Diên Biên Phu. Ses étoiles de général de brigade lui furent  parachutées pendant la bataille. A l'issue des combats, il passa plusieurs mois en captivité avant de rentrer en France. Au nombre des "rescapés de l'enfer" des camps de "rééducation, on trouve  les figures légendaires de la bataille de Diên Biên Phu que furent les colonels Langlais et Bigeard , le commandant Pouget , le médecin-commandant Grauwin, le capitaine Bergot, le capitaine Harvouët ou le sous-lieutenant Mengelle pour ne citer que ces quelques noms. 

Sur le plan diplomatique,  un mois avant le drame  de Diên Biên Phu,  Genève se préparait  déjà à accueillir la conférence sur l'Indochine qui se réunira formellement du 26 avril au 21 juillet en présence des représentants des États-Unis, de la Grande-Bretagne, de l'U.R.S.S., de la France, de la République populaire de Chine (dont ce fut l'entrée sur la scène diplomatique), des deux Corées, du Laos, du Cambodge, du Vietnam et du Viêt-minh. La conférence mit d'abord la Corée à son ordre du jour puis consacra ses travaux à l'Indochine. 

Claude Bonard

12:31 Écrit par Claude Bonard | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

30/04/2018

Le 30 avril 1598, l'Edit de Nantes est promulgué par le roi Henri IV

Le 30 avril 1598 est une date importante pour l'histoire de France et aussi pour celle de Genève. Le roi Henri IV promulgue en effet le 30 avril 1598 l’Edit de Nantes accordant des droits de culte, civils et politiques aux protestants de France et leur concédait environ 60 places de sûreté. La promulgation de cet édit mettait fin aux guerres de Religion qui avaient ravagé le royaume de France depuis 1562. Peu après, le 2 mai 1598, le traité de Vervins était signé entre la France et l'Espagne après près d'un demi-siècle d'affrontements. Si ce traité incluait explicitement la Savoie au nombre des parties participant à la paix, il n'incluait toutefois qu'indirectement Genève en tant qu'alliée des Suisses. Il faudra attendre le traité de Lyon du 17 janvier 1601 mettait fin à la guerre qui opposait la France à la Savoie pour voir la situation diplomatique de Genève se clarifier ainsi qu'en témoigne cet extrait de lettre du 3/13 août 1601 du roi Henri IV à Messieurs de Genève : "ladicte ville et territoire de Genève estre comprise en iceluy, comme elle estoit audict traitté de Vervins et qu'elle jouisse du bénéfice d'iceluy et dudict accord de Lion tout ainsi que si nommément elle y estoit comprinse et spéciffiée". *** 

Pourtant,  la menace savoyarde est toujours présente.  Un an plus tard, par une nuit de décembre bien froide et sombre, ce sera... l'Escalade.

 

Claude Bonard

 

*** Lettre citée par M. Roland-Daniel Scheebeli dans son ouvrage “Falco” Le faucon de 1602 publié par la Compagnie de 1602 en 1999, 140p.

Photo CB : Buste d'Henri IV en carton pâte peint, Maison Tavel, Genève. Photo CB

Consulter : http://institutions.ville-geneve.ch/…/manu…/ledit-de-nant...

Henri IV.jpg

11:39 Écrit par Claude Bonard | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | |