30/06/2018

Gripen... le retour !

Cigale.jpg

Je lis dans ma Julie du 30 juin 2018 que "malgré un crash retentissant en votation, le Gripen repart en vol" , Saab faisant partie des cinq avionneurs retenus en vue de l’acquisition d’un nouvel avion de combat.  En ce qui me concerne, cette nouvelle me réjouit. Le 18 mai 2014,  la décision issue des urnes m'avait inspiré cette fable dont la leçon me paraît plus actuelle que jamais :

"Les adversaires du Gripen , ayant chanté
Tout l'été et ayant gagné 
Se trouvèrent fort dépourvus
Quand la bise et les crises furent venues 
Pas un seul coucou dirent-ils surpris
Vers nos voisins ils se tournèrent 
Les priant de leur prêter
Quelque avion pour nous aider
Jusqu'à crise nouvelle 
Je ne vous aiderai pas, répondirent nos amis
Lesquels ne sont hélas pas toujours prêteurs 
C'est là leur moindre défaut.
Que faisiez-vous avant les crises ?
Dirent-ils à ces emprunteurs.
Nuit et jour à tout venant répondirent les vainqueurs
Nous refusions ces avions, ne vous en déplaise
Vous refusiez? 
Nous en sommes fort aise.
Eh bien !dansez maintenant. "

Tout rapport avec la fable de La Fontaine "La Cigale et la Fourmi" est purement fortuit.

13:20 Écrit par Claude Bonard | Lien permanent | Commentaires (8) | |  Facebook | | | |

29/06/2018

L'engrenage des alliances, vous connaissez ? retour sur le 28 juin 1914 à Sarajevo

En 1914, l'engrenage funeste a eu pour point de départ l’attentat de Sarajevo. Le 28 juin 1914, l'héritier de l'empire austro-hongrois et son épouse y étaient assassinés par un terroriste serbe de 19 ans, Gavrilo Princip. Quelques jours plus tard, à Vienne, les obsèques du couple assassiné annonçaient la fin d'un monde, les horreurs de la guerre  à venir et la chute des Habsbourg et de la Double Monarchie. Un empire si fragilisé qu'il va se désagréger. Aujourd'hui d'ailleurs, je me demande si l'Union Européenne ne ressemble pas un peu à l'empire des Habsbourg en 1914. Mais revenons à l'assassinat de Sarajevo. Dès cet instant, la mèche de la bombe qui allait mettre l'Europe à feu et à sang était allumée et le conflit programmé. Imputé à la Serbie par le gouvernement autrichien, l'assassinat de l'archiduc François-Ferdinand incita le gouvernement austro-hongrois à demander à enquêter sur le territoire serbe... Essuyant un refus, l’Autriche-Hongrie déclara la guerre à la Serbie, le 28 juillet 1914. La Russie, au nom de la solidarité slave mobilisa contre l’Autriche-Hongrie dès le 29 juillet ; ce fut alors au tour de l’Allemagne de se porter au secours de son allié germanique en déclarant la guerre à la Russie ; le 1er août, la France allié de l’Empire russe mobilisa ; l’Allemagne déclara la guerre à la France le 3 août et entra en Belgique après lui avoir lancé un ultimatum la veille. Le 4 ce fut alors l'Angleterre qui, pour cette raison, déclara la guerre à l'Allemagne et le 6 août, L'Autriche-Hongrie déclara la guerre à la Russie et la Serbie déclara la guerre à l'Allemagne. Enfin, les 11 et 13 août, la France et le Royaume-Uni déclarèrent la guerre à l'Autriche-Hongrie.... Dès cet instant, l'engrenage de la mort devint incontrôlable et la suite on la connaît, avec à la clé 18,6 millions de morts dont 9,7 millions de morts pour les combattants et 8,9 millions pour les civils. Messieurs les Grands d'aujourd'hui, ne serait-il pas temps de faire une pause et de redevenir raisonnable ? le moment me paraît utile de remiser les armes au vestiaire. Ouvrons les yeux ! Il n'y a qu'à relire Victor Hugo ! A son époque, il avait déjà tout compris ! "Engrenage.jpegBêtise de la guerre, Ouvrière sans yeux, Pénélope imbécile, Berceuse du chaos où le néant oscille, A quoi sers-tu, géante, à quoi sers-tu, fumée, Si tes écroulements reconstruisent le mal, Si pour le bestial tu chasses l’animal".....

Rien à ajouter !

Claude Bonard

12:08 Écrit par Claude Bonard | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | |

25/06/2018

Depuis 1953, des militaires suisses surveillent le respect de l’armistice en Corée

La situation en Corée fut à la pointe de l'actualité récemment à l'occasion de la rencontre au sommet entre MM. Kim Jong-un, chef suprême de la Corée du Nord et le président des Etats-Unis d'Amérique M. Donald Trump. L'occasion pour moi de rappeler qu'il y a 68 ans aujourd'hui, le 25 juin 1950 la guerre de Corée débutait. 135 000 soldats Nord-Coréens lancent alors  leur offensive en pénétrant sur le territoire de la Corée du Sud. Le conflit va rapidement s'internationaliser alors que le monde se trouve en pleine guerre froide. Les forces des Nations Unies soutiennent la République de Corée et alors que Soviétiques soutiennent la République populaire démocratique de Corée. Près d'un demi-million de “volontaires” chinois combattent aux côtés des Coréens du Nord. Ce conflit meurtrier et dévastateur tant pour les combattants en présence que pour les populations civiles durera jusqu'à l'armistice – toujours en vigueur aujourd'hui – du 27 juillet 1953 qui consacra le retour au “Statu quo ante bellum. Une Commission de Surveillance des Nations Neutres pour l'Armistice en Corée fut créée. Cet organisme qui porte le nom de “Neutral Nations Superviser Commission” (NNSC) est basé à Panmunjeom, ( ou Pan Mun Jon ), nom d'un ancien village aujourd'hui disparu de la zone démilitarisée situé en Corée du Nord à moins de 500 mètres de la frontière entre les deux Corées, dans la province de Hwanghae du Nord. La NNSC était composée à l'origine d'officiers Suisses et Suédois d'une part, Polonais et Tchèques d'autre part. C'est le 7 juillet 1953, que le Conseil fédéral décida de l’envoi de militaires suisses non armés pour surveiller le respect de l’armistice coréen. Cette décision marquait la naissance de la promotion militaire de la paix de la Confédération. Au départ, le contingent suisse en Corée comptait pas moins de 146 militaires. Avec leurs confrères suédois, avec les représentants de la partie adverse, Tchèques et Polonais, leur mission consistait, comme aujourd'hui, à veiller au respect du traité d’armistice dans la partie sud de la zone démilitarisée (DMZ), qui est en fait une des régions les plus militarisées du monde. Les Suisses et les Suédois sont aujourd'hui encore sur la ligne de démarcation avec quelques officiers seulement. Si cet engagement pouvait encore il y a peu paraître symbolique, les récents événements prouvent que la NNSC a encore un rôle à jouer. C'est le divisionnaire Patrick Gauchat qui est aujourd'hui le “patron” de la délégation suisse auprès de la NNSC. Corée SVMM 1.jpg

Claude Bonard

10:33 Écrit par Claude Bonard | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |