27/04/2017

Même si "l'Histoire ne repasse pas les plats"

Ces jours, au vu de l'emballement de l'actualité, je ne peux m'empêcher de penser à cette citation de Jean-Rodolphe de Salis (1901-1996) tirée de ses "Réflexions sur l'étude de l'histoire" publiées en 1936. Une citation plus actuelle que jamais, même si "l'histoire ne repasse pas les plats".

" A quoi sert l'histoire sinon à relier les unes aux autres les générations qui passent, et à représenter la continuité de l'effort humain ? Tant qu'il y a une histoire, nous resterons en possession de l'héritage que nos devanciers nous ont légué. Si vous l'abolissez, nous ne serions bientôt que de lamentables dépossédés qui retomberaient en barbarie. Nous cesserions, en effet, de comprendre le monde qui nous entoure, et, ne le comprenant plus, il serait comme un arbre à qui on a coupé ses racines".

A propos de von Salis, lire : https://books.google.ch/books

 

 

18:32 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

26/04/2017

Etait-ce possible, au 19e siècle d'avoir été Conseiller fédéral en Suisse, puis de devenir général dans l'armée française ?  Réponse OUI ! 

Petit résumé : Ulrich Ochsenbein est élu au Conseil fédéral le 16 novembre 1848. Il prend la tête du Département militaire fédéral. Il ne sera pas réélu en 1854. Il réoriente sa carrière et c'est comme officier dans l'armée française qu'il va s'illustrer hors de nos frontières. En effet, l'Empereur Napoléon III qui avait grandi en Thurgovie et qui avait accompli sa formation militaire à Thoune sous la direction de Dufour appréciait au plus haut point les compétences militaires des Suisses. Il souhaitait  créer une "Légion suisse". Ochsenbein usa de son influence pour faire renoncer l'Empereur à cette appellation qui aurait pu faire quelques vagues en Suisse, même si au même moment, les Anglais créaient une "British Swiss Legion" destinée au front de Crimée. Ochsenbein prit ainsi le commandement de ce que l'on appela la "2e Brigade étrangère" . Son parcours sera impressionnant puisqu'il deviendra général de brigade en 1855 pendant la guerre de Crimée, puis général de division en 1871 pendant la guerre franco-allemande.

À la suite de l’armistice du 28 janvier 1871, le général Ochsenbein, titulaire de la croix de chevalier de la Légion d'honneur  est libéré de ses obligations militaires et rentre en Suisse où il tente de revenir en politique, sans trop de succès.  Je me souviens de l'époque où son uniforme de général français était exposé au Musée d'histoire de Berne, suscitant la curiosité des visiteurs.  De nombreuses publications historiques ont été consacrées à cet étonnant personnage.

Curieux 20170426_123831.jpgparcours ne trouvez-vous pas ?

 

Claude Bonard

Sources : 

Lire dans le Dictionnaire Historique de la Suisse l'article qui lui est consacré : http://www.hls-dhs-dss.ch/textes/f/F4633.php

Lire aussi : https://www.infolio.ch/livre/ulrich-ochsenbein-1811-1890.htm

Site internet : http://farac.org/index.php/infos-farac/traditions-et-documents/item/johann-ulrich-ochsenbein-2

 

14:03 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

25/04/2017

Suisse - France, deux histoires si différentes et pourtant indissociables

Mes amis français s'étonnent de l'intérêt que nous portons à l'élection présidentielle et plus généralement aux événements qui se déroulent en France.. Pourtant, nos deux histoires nationales sont imbriquées. Je vous en livrerai quelques exemples prochainement.

Intéressons-nous aujourd'hui à la personne du maréchal d'Empire André Masséna, duc de Rivoli et prince d'Essling (1758-1817). André Masséna a son boulevard à Paris, sa station de métro à Lyon, sa place, son musée et son monument à Nice, sa ville natale. et pourtant, il a passé pas mal de temps chez nous en "Helvétie", comme l'on disait alors à Paris.

Lire la suite

15:53 Publié dans France, Helvétie, Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |