21/07/2018

Qui se souvient des négociateurs du Traité de Saint-Julien du 21 juillet 1603 entre Genève et la Savoie ?

Qui se souvient des noms des négociateurs du Traité de Saint-Julien qui a notablement apaisé les relations entre Genève et la Savoie ? petit rappel des faits : Afin d’assurer sa sécurité après sa miraculeuse victoire de la nuit de l'Escalade  11 au 12 décembre 1602, Genève ne pourra faire autrement que d’en appeler  aux anciens alliés Bernois. D'intenses négociations auront alors lieu entre la Seigneurie et le duc de Savoie, qui aboutiront, le 21 juillet 1603,  - 11 juillet selon le calendrier julien - à la signature du Traité de Saint-Julien. Les Confédérés (Bâle, Glaris, Soleure, Schaffhouse, Appenzell) joueront un rôle diplomatique très actif et important dans la négociation aboutissant à la signature du traité de Saint-Julien du 11 juillet 1603 qui rendra la paix à la "regio genevensis". Ces négociateurs étaient pour la Savoie Charles de Rochette, premier président du Sénat de Savoie, et Claude Pobel, chambellan du duc  Charles-Emmanuel. Genève a délégué ses plus avisés magistrats, notamment Dominique Chabrey, Michel Roset, Jacques Lect et Jean de Normandie. Les négociations ont été placées sous la médiation des cantons suisses de Bâle, Schaffhouse, Soleure, Glaris et Appenzell, patients artisans de la paix. Etaient présents au cours des négociations de paix, pour Glaris Hans-Heinrich Schwartz et Niklaus Schuler, pour Bâle Jakob Gotz (ou Götz) et Andreas Reiff, pour Soleure Peter Sury et Hans Jakob von Staal, pour Schaffhouse Georg Mäder et Heinrich Schwarz et pour Appenzell Ulrich Näf, Hans von Heiman et Sebastian Thug.

Saint Julien Elzingre.jpgClaude Bonard

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19/07/2018

20 juillet 1944 - Echec dramatique à Rastenburg

Si je vous parle de Kętrzyn, une localité située en Varmie-Mazurie, ce nom ne vous dit rien. En revanche, si j'évoque Rastenburg et la Wolfsschanze, en Prusse orientale, soudainement, de sombres souvenirs remontent à la surface. Depuis 1945, Rastenburg /Kętrzyn est une bourgade polonaise. Les ruines de l'immense complexe fortifié du QG d'Hitler peuvent être visitées au cours d'un périple à travers bois qui dure environ deux heures. Une atmosphère étrange et lourde règne en ces lieux qui furent le théâtre des agissements d'une élite pervertie et Stauffenberg.jpgdémoniaque. Les décisions prises à Rastenburg apportèrent partout la mort et la désolation. Le 20 juillet 1944, il y a septante-quatre ans, c'est au QG du "repaire du loup” qu'a eu lieu l'attentat devant débarrasser le monde du Führer et de sa clique. Le comte Claus von Stauffenberg fut chargé de placer la bombe contenue dans une serviette en cuir sous la table de la salle de conférence où devait se tenir la réunion présidée par Hitler. Malheureusement, le baraquement étant construit en bois, le souffle de l'explosion fut grandement amoindri et Hitler ne fut que légèrement blessé. Ironie de l'histoire, tous les autres bâtiments et bunkers de Rastenburg étaient construit en béton armé. La malchance a voulu que l'endroit de la conférence fut changé au dernier moment. Un simple monument est visible à l'emplacement où se situait le baraquement. Une répression féroce élimina les conjurés qui furent soit immédiatement exécutés soit traduits devant un procès de propagande puis sauvagement assassinés à Berlin. Depuis les années 70, la personne de von Stauffenberg a été notablement idéalisée tant dans la littérature qu'au au cinéma. Contrairement à un Henning von Tresckow qui s'est très tôt élevé contre les dérives criminelles du régime, ce n'est qu'au fil du temps que von Sauffenberg s'éloignera de l'idéologie nazie. Progressivement, il prendra lui aussi conscience du fait qu'en Russie notamment, le Reich conduisait une abominable lutte d'extermination. C'est alors qu'il s'engagera résolument dans le complot visant à supprimer le Führer. Ils le paiera de sa vie, sauvant  tragiquement son honneur et celui  de sa patrie.

 

Claude Bonard


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18/07/2018

Nelson Mandela à Genève, scène de rue dans la Vieille Ville

Nelson Mandela est né le 18 juillet 1918. Aujourd'hui, il aurait 100 ans. Je me souviens très bien de sa venue à l'Hôtel de ville. Le 5 septembre 1997, le Conseil d'Etat genevois donne une réception en son honneur à la salle de l'Alabama au terme de sa visite de trois jours en Suisse. Quelques instant avant sa sortie de l'édifice, la police bloque la circulation à la rue du Puits-Saint-Pierre et à la rue de l'Hôtel-de Ville. Je me trouve  alors près de  la Maison Tavel et du restaurant de l'Hôtel de Ville. Les limousines noires sont  alignées devant le porche de la Tour Baudet. Dans leur voiture, les gens se demandent pourquoi ils sont stoppés par la gendarmerie. Soudain, Nelson Mandela apparaît sous les applaudissement d'une petite foule C'est bien lui ! "Madiba", vêtu de sa traditionnelle chemise à motifs imprimés, de couleur beige-vert. Déjà les moteurs des motos de l'escorte de la gendarmerie genevoise vrombissent. Les occupants d'une une petite voiture verte bloquée à hauteur de la Maison Tavel se rendent alors compte que Mandela en personne est à quelques mètres d'eux. Il s'agit d'un jeune couple. Ils sortent de leur véhicule avec  leur bébé dans les bras et se précipitent en direction de l'ancien arsenal. A cet instant, Nelson Mandela cause une certaine frayeur aux policiers présents ainsi qu'au service du protocole. Il ne monte pas immédiatement dans sa voiture mais s'attarde et échange quelques mots avec les badauds aux anges. Puis, remarquant  le jeune couple, il s'approche et prend le bébé dans ses bras en le regardant avec douceur. Il sourit, échange quelques mots avec les parents de l'enfant puis, comme à regret, se décide à faire demi-tour. Il regagne sa limousine et le cortège officiel démarre en trombe en direction de la Treille. La scène n'aura duré que quelques instants. J'ai suivi du regard les jeunes parents avec leur bébé. Ils sont restés foudroyés de joie, comme sonnés, avant de rejoindre leur véhicule. Ils venaient de vivre un instant incroyable... et moi aussi.

Claude Bonard

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Photo : capture d'écran RTS (d.r.)

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